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Curieux, passionné par la Montagne et la Nature, il montre dés son plus jeune âge des aptitudes pour le dessin. Il commence par s'initier à la peinture, mais abandonne au profit du modelage. Plus tard, il apprend la taille sur pierre, puis au bronze pour lequel il se passionne à la fin de sa vie, en coulant lui-même des oeuvres en bronze.

Amoureux de l'Art Egyptien, admirateur de la Sculpture Médiévale, il conçoit son art comme un artisan, humble devant le travail, et besogneux. Pour lui l'Art doit d'abord être une émotion, loin des théories conceptuelles qui ont bouleversé l'Art Contemporain. L'art populaire, l'architecture vernaculaire sont autant de sources d'inspriration que les Grands Maîtres qu'il admire.

L'art est pour lui un moyen de transmettre l'émerveillement qu'il ressent devant les paysages qu'il parcourt, sac au dos dés sa jeunesse. Traversé par un questionnement à la fois esthétique et métaphysique, il cherche l'équilibre des formes dans la sculpture animalière.

C'est ainsi qu'il crée plusieurs séries, à commencer par les Chouettes, puis les Bisons. L'ours réalisé à la fin des années 60, demeure son oeuvre de référence, lui permettant de se confronter à ses maîtres, Joachim et Pompon dont l'Ours a marqué la sculpture moderne.

Sa pratique s'étend à plusieurs domaines, car c'est aussi une manière d'enchanter petits et grands. Eternel bricoleur, il conçoit toutes sortes d'objets inventifs.

Passionné de décor, il crée des ambiances éphémères pour des antiquaires, mais aussi pour diverses manifestations, à commencer par l'Office Culturel de Bry-sur-Marne où il anime pendant longtemps les spectacles de fin d'année. Il participe aux fêtes du Bicentenaire de la Révolution Française, pour lesquelles il fabrique des monuments éphémères, dans son village de l'Yonne. Créateur pour lui-même de décors singuliers, son rêve aurait été d'inventer des décors de fête.

Esprit  festif et engagé dans la société, Nicolas Souvaidjitch reçoit la médaille de la Ville de Paris pour son engagement aux Saboteux de Bourgogne, groupe Folklorique Bourguignon, qui témoigne de son attachement pour cette région viticole. Membre de plusieurs confréries, il a participé à de nombreuses fêtes de Saint Vincent, le patron des vignerons, pour lesquelles il a créé un Saint Vincent naïf, dans l'esprit médiéval qui l'inspirait.

Il s'est essayé à des formes abstraites, a également produit de nombreux nus, mais il a  continué à travailler sur l'art animalier, perfectionnant la pureté des formes jusqu'à la production originale de son Martin-Pêcheur dont il était très fier. Attaché à la poésie, observateur des transitions du monde moderne (il a fait partie des premiers abonnés du Sauvage, revue écologique mythique) il a su garder un oeil d'enfant émerveillé par le spectacle de la nature et la beauté du monde.